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Mise à jour: 19.08.2019
 

Je mange plus souvent végétarien

L’alimentation représente 10% du bilan carbone genevois et, en règle générale, l'impact d'un plat végétarien sur le climat est trois fois moindre que celui d'un mets à base de viande.
Climat - Je mange plus souvent végétarien
© G. Mégevand

Le saviez-vous?

Un dixième des émission de gaz à effet de serre des genevois-es provient de l'alimentation, cela représente le 4ème secteur le plus important (après le chauffage, l'aviation et la mobilité quotidienne).

Au niveau de ce qu'on mange, c’est la consommation de viande qui a le plus gros impact environnemental. L'impact d'un plat végétarien sur le climat est trois fois moindre que celui d'un mets à base de viande.

La grande majorité des terrains agricoles est dédiée à la culture de fourrage et de denrées pour le bétail. C'est ainsi que l'augmentation de la consommation de viande entraine de facto l'augmentation des surfaces agricoles qui se développent au détriment des forêts et des milieux naturels. En mangeant trop de viande, on contribue donc directement à la déforestation, à la dégradation des milieux naturels et à la perte de la biodiversité.

A l’échelle d’une personne, on peut économiser environ 1 Tonne de CO2 par an en passant d’une alimentation qui est dans la moyenne suisse à une alimentation végétalienne, sans produits animaux. On économise environ la moitié (500 kg de CO2 par an) en mangeant 4x moins de viande par semaine que la moyenne suisse (environ 300 g par semaine), mais en continuant à manger des œufs et à boire du lait. Pour rappel, la quantité moyenne de gaz à effets de serre émis par une personne genevoise est de 10.2 Tonnes par an.

Comment agir?

  • Je privilégie les protéines légumineuses, les noix et les céréales
    Pour limiter sa consommation animale, il faut revoir sa façon de cuisiner. Une alimentation équilibrée requiert davantage d’aliments protéinés végétaux, particulièrement les légumineuses (lentilles, haricots, pois, noix, tofu, etc.) mais aussi céréales, noix et graines complètes. On peut commencer par calculer sa consommation de viande par semaine et identifier à quels repas elle pourrait facilement être évitée ou diminuée (ex : il est souvent plus facile de limiter la viande à la maison). Puis, changer progressivement. Pourquoi pas se fixer un ou plusieurs jours sans viande par semaine? Internet offre de nombreux outils et/ou recettes pour manger sans viande. Greenpeace propose un atlas de l’alimentation végétale. L’Application Guide WWF contient plus d'une centaine de recettes végétariennes, de saison et savoureuses.
  • Je choisis en priorité des aliments locaux et de saison. En choisissant des produits qui n'ont pas été transportés sur de longues distances en camion ou en avion, et en privilégiant des produits qui ne nécessitent pas de locaux chauffés pour être produits, on économise également des gaz à effet de serre. Cela permet aussi plus facilement d'acheter des produits en vrac, ce qui économise également des gaz à effet de serre en minimisant les emballages (dans les marchés ou via des paniers contractuels, par exemple). La Ville de Genève propose un répertoire de bonnes adresses et le site du WWF propose un calendrier saisonnier pour les fruits et légumes.
  • Je cuisine de façon économe et j’apprête mes restes. Le gaspillage alimentaire représente souvent un tiers de la production. Cette page web de la Confédération vous donne plus d'information et de conseils à ce sujet.

Pensez-y!

Manger trop de viande c’est dangereux pour la santé. L’Organisation Mondiale pour la Santé, l’Office fédéral de la santé publique et le WWF recommandent une consommation de viande de 300g par semaine, ce qui est 4 fois moins que la consommation moyenne suisse de viande. Manger moins de viande permet notamment de réduire les maladies cardio-vasculaires, certains types de cancers et le diabète. Cela contribue ainsi à la diminution des coûts de la santé publique et surtout augmente les chances d'une vie en meilleure santé.

L’élevage industriel du bétail nécessite l'usage d'antibiotiques, qui se diffusent dans l'environnement et sont en partie ingérés lorsque nous mangeons de la viande. Cela entraine une résistance aux antibiotiques de plus en plus répandue parmi les microbes, avec des risques mortels en cas d'infection, et modifie notre flore intestinale, avec plusieurs conséquences néfastes pour notre santé.


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