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Mise à jour: 19.08.2015
 

Histoire et développement du quartier Pâquis Sécheron

Autrefois constitué de vastes champs, Pâquis Sécheron a peu à peu attiré hôtels de luxe, cabarets et artistes.
© S.Rubio / Ville de Genève

Evolution du quartier: des prés aux hôtels de luxe

A l’origine, les Pâquis sont des pâturages qui s’étendent jusqu’au lac. Ils sont hors des murs de la ville, dans l’ancienne commune du Petit-Saconnex. Lorsque les premiers bâtiments apparaissent le long de l’actuelle rue de Lausanne, leurs habitant-e-s continuent à faire paître vaches, chevaux, ânes, chèvres et moutons au bord du lac.

Au XIXe siècle, le quartier se transforme. A la place du petit port du Fossé Vert, on construit la place et le jardin des Alpes. Des calèches élégantes remplacent les vaches au bord du lac. Les pâturages laissent place à de jolies maisons entourées de jardins et des hôtels de luxe.

Mais la ville de Genève est à l’étroit et s’étend hors des remparts. La région entre la gare et le lac se couvre alors de rues à angles droits et Pâquis Sécheron devient un quartier «moderne».

Dès le début du XXe siècle, les bistrots, cabarets, music-halls, maisons closes puis hôtels de passe se multiplient au nord des Pâquis. Désormais, lieux très animés et immeubles de luxe se côtoient.

Que signifient «Pâquis» et «Sécheron»?

Les termes «Pâquis» et «Sécheron» rappellent tous deux l’ancienne fonction du quartier, où on menait paître le bétail. Le mot «pâquis» désigne le lieu où le gibier vient se nourrir, et, par extension, tous les pâturages. Il est un croisement entre «pâtis», terre qui n’est pas cultivée mais utilisée pour faire paître le bétail, et «pasquier», qui dérive du latin «pascuarium», ou pâturage.

Le terme «Sécheron» vient, quant à lui, du patois et signifie «pré en pente».

Les Pâquis, source d'inspiration artistique

De nombreux artistes ont été inspirés par un séjour aux Pâquis.

Le peintre français Jean-Baptiste Camille Corot réalise en 1842 une huile sur toile appelée «Le Quai des Pâquis à Genève». Cette œuvre est exposée au Musée d'art et d'Histoire.

Dans son enfance, Jean-Jacques Rousseau passe ses dimanches aux Pâquis dans l’atelier d’un de ses oncles. Il en évoque des souvenirs dans ses Rêveries d'un promeneur solitaire.

Vers la fin de sa vie, le peintre Ferdinand Hodler loge dans un immeuble du quai du Mont-Blanc. De sa fenêtre, il peint ses derniers paysages: la rade avec ses cygnes et les sommets des Alpes au loin.

Le célèbre écrivain français Chateaubriand séjourne en 1831 à la place de la Navigation. Non loin de là, une rue et une place portent son nom.

Au XIXe siècle, l'écrivain genevois Henri-Frédéric Amiel célèbre les Pâquis en vers: «Les Pâquis, plantureux quartiers / Où fleurit, parmi les chantiers, / Notre Bohème, / Beaux lieux, englobés par l'Octroi, / Mais où, de nuit, rentrer chez soi / Est un problème».

 

Source:

Roland Hippenmeyer, Les Pâquis: souvenirs et anecdotes, Yens sur Morges, 1994.

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