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Mise à jour: 19.08.2015
 

Anecdotes du quartier Pâquis Sécheron

Le saviez-vous? Une impératrice s’est éteinte sur les quais, Casanova a conquis deux Genevois-e-s à Mon Repos, un artiste centenaire a peint la fresque de l’ONU…
© D. Jordan/Ville de Genève

Assassinat de l’impératrice Sissi

Le 10 septembre 1898, Elisabeth de Wittelsbach, plus connue sous le pseudonyme de Sissi, est assassinée sur le quai du Mont-Blanc. Le quartier des Pâquis entre alors dans l’histoire.

Le meurtrier est un anarchiste italien du nom de Luccheni. Il voulait tuer le comte de Paris, mais celui-ci avait reporté son voyage à Genève. Il décide alors de poignarder l’impératrice Sissi à sa sortie de l’Hôtel Beau-Rivage. La malheureuse croit n’être que blessée et embarque à bord du bateau Genève. Elle doit vite revenir à quai et décède. Le bateau ne navigue plus, mais est encore amarré au quai des Eaux-Vives. Une statue en l’honneur de Sissi se dresse à l’endroit du drame.

L’auteur centenaire de la fresque de l’ONU

Lorsqu’on dévoile en 2009 la fresque qui illumine l’entrée de l’ONU, son auteur, Hans Herni, a plus de cent ans. Pour fêter l’événement, 56 autres centenaires genevois sont  invités et peuvent entendre l’artiste expliquer son œuvre : «Je me suis efforcé de rendre cette fresque la plus transparente possible, afin de donner l’illusion de percer les murs de cette ONU, merveilleuse organisation non belligérante!».

Le Palais Mascotte, le «Pigalle genevois»

Au cœur des nuits genevoises depuis 1887, le Palais Mascotte est l’un des plus anciens cabarets de Genève. Ce dancing populaire de la rue de Monthoux voit passer la majorité des artistes étrangers de passage jusqu’à sa fermeture à la fin des années 90. Son atmosphère et son décor en inspirent plus d’un, dont Enzo Corman qui lui consacre sa pièce Palais Mascotte. En 1999, une motion est même présentée au Grand Conseil pour le classer «monument historique». Après sa longue fermeture, il rouvre ses portes en mai 2008.

Les ébats de Casanova au bord du Léman

La propriété Mon-Repos, léguée à la Ville en 1898, est le premier parc public des bords du Léman. Auparavant, cette élégante villa a vu défiler nombre d’hôtes célèbres, dont l’écrivain danois Hans Christian Andersen, auteur de la Petite Sirène, et Casanova, le célèbre libertin italien aux 122 conquêtes. Dans son « histoire de ma vie », il relate un souper fin avec deux Genevois-e-s dans la villa qui lui avait été prêtée par son banquier Robert Tronchin.

Après avoir abrité un musée ethnographique puis le premier studio de la télévision romande, la villa est actuellement le siège de l’Institut Henry-Dunant.

 

Sources:

  • Roland Hippenmeyer, Les Pâquis: souvenirs et anecdotes, Yens sur Morges, 1994.
  • Christian Vellas, Genève secrète et insolite, Tours : Jonglez, 2010

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