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Mise à jour: 28.04.2016
 

Anecdotes du quartier Eaux-Vives Cité

Le saviez-vous? Le jet d'eau est né à la Coulouvrenière, la place du Molard était un port et le parc des Eaux-Vives un Luna Park...
© D. Baumann/Ville de Genève

Le Bourg-de-Four face à la crise du logement au XVIIe

Si vous observez bien les maisons qui bordent le Bourg-de-Four, vous remarquerez que certaines ont été surélevées. Au XVIIe siècle, les réfugiés protestants affluent. Comme la ville est alors à l’étroit entre ses murailles, on a l’idée d’ajouter des étages aux immeubles.

Soirées électorales agitées

Le premier bâtiment électoral, édifié en 1855 à l’emplacement actuel d’Uni Dufour, était appelé la Boîte à gifles. Cela donne une idée de l’atmosphère des débats! Unique local de vote cantonal, on y venait de tout le territoire genevois. Démoli en 1914 puis reconstruit, il brûle entièrement en 1964.

L'assassin de Sissi enfermé dans un ancien évêché

Lors de la Réforme, l’évêque Pierre de la Baume fuit la ville. On reconvertit alors le palais épiscopal en prison dès 1535. Le bâtiment est rasé en 1840, mais une autre prison est reconstruite à la place. C’est là qu’on enferme en 1910 l’assassin de l’impératrice Sissi, Luigi Lucheni, qui s’y donne la mort. Le bâtiment est détruit en 1940. Il n’en reste que les murs qui bordent la terrasse Agrippa-d’Aubigné et le nom de la rue de l’Evêché.

Un port dans la ville

Au cœur de la basse ville, entre les Rues Basses et le lac, des noms de rues nous rappellent que les eaux du lac s’étendaient jadis jusqu’à la rue de la Croix d’Or. La rue du Port évoque l’ancien port de Longemalle. La tour du Molard gardait l’entrée du port dès le XIVe siècle. A la même époque, le quai marchand du Molard est doté d’une halle et commence à accueillir les foires de Genève, le Bourg-de-Four étant devenu trop étroit.

Un parc d’attraction aux Eaux-Vives

Le parc des Eaux-Vives est une propriété privée jusqu’en 1898. Il est ensuite transformé en parc d’attraction avec un théâtre, un toboggan, un train miniature, une ménagerie, des démonstrations aéronautiques et d’autres divertissements. En 1913, la commune rachète le parc après la faillite du Luna Park.

Des livres de Rousseaux brûlés devant l'Hôtel de Ville

Aujourd'hui, Jean-Jacques Rousseau est honoré dans la cité qui l'a vu naître, comme l'ont montré les multiples événements célébrant le tricentenaire de sa naissance en 2012. "L'affaire Rousseau" montre pourtant que ce ne fut pas toujours le cas: en 1762, le gouvernement genevois condamne le philosophe à l'exil, pour ses idées avancées et subversives en matière d'éducation et de politique. On brûle alors ses oeuvres l'Emile et Le Contrat social devant l'hôtel de ville. Le jugement est annulé en 1794, seize ans après sa mort. 

Une eau aux qualités thérapeutiques parmi les sources des Eaux-Vives

Le nom «Eaux-Vives» rappelle le temps de l’histoire du quartier où les sources et les petits ruisseaux étaient nombreux dans le quartier et alimentaient la ville en eau potable. Ces derniers, appelés nants, coulent pour la plupart sous les routes, dans des canalisations. Ils ont laissé quelques traces, comme la rue du Nant, ou encore la place de Jargonnant, qui porte le nom du dernier ruisseau domestiqué.

On peut encore voir l'une des sources au bas du parc des Eaux-Vives dans une petite grotte. En 1913, lorsque la commune achète le parc, elle espère commercialiser son eau connue pour ses qualités thérapeutiques sous le nom de source Marcis. Hélas, juste avant la mise en bouteille, l’analyse révèle la présence de microbes nocifs.

 

 

Sources: 

  • Jean-Philippe Follet, Un grand week-end à Genève, Baume-les-Dames: Hachette, 2006
  • Marcel Granger, Eaux-Vives, quartier de mémoire, Yens-sur-Morges, 2002
  • Doris Keller (dir.), 100 ans de Bourg-de-Four: histoire vivante du siècle passé, Genève, 2001
  • André Klopmann et Marcel Malherbe, Genève Lumières, Genève: Slatkine et République et canton de Genève, 2005
  • Christian Vellas et Gérard Chardonnens, Genève, Vieille-Ville, vieilles rues, Genève, 1999
  • Pernette Rickli-Gos et Béatrice Obergfell, Genève et ses mystères: flâneries insolites dans l'histoire, Yens-sur-Morges, 2007
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