
Les fiancé-e-s se renseignent séparément ou simultanément sur les conditions et sur la procédure de mariage. L'office de l'état civil offre toutes les informations nécessaires. Il indique les documents requis, les conditions préalables à un mariage et ses effets.
Le mariage religieux ne peut précéder le mariage civil.
La procédure du mariage est divisée en deux étapes:
Pour contracter un mariage, les fiancé-e-s doivent remplir les conditions légales suivantes:
A partir du 1er janvier 2011, l’article 98 alinéa 4 du code civil prévoit que «les fiancés qui ne sont pas citoyens suisses doivent établir la légalité de leur séjour en Suisse au cours de la procédure préparatoire du mariage ou du partenariat». Cette disposition est également applicable à tous les dossiers en cours au 31 décembre 2010. A défaut de titre de séjour valable, l’office de l’état civil se verra contraint de refuser de célébrer un mariage.
Le droit du mariage comprend l’ensemble des règles régissant les rapports entre l'époux et l'épouse. Il fait partie du droit de la famille. Les règles fondamentales sont énoncées aux articles 90 et suivants du Code civil suisse.
Entrée en vigueur le 1er janvier 2000, la législation actuelle du mariage a introduit d'importantes modifications par rapport à la législation précédente, tant sur le plan des dispositions que sur le plan des émoluments.
Les principales modifications sont les suivantes:
La modification entrée en vigueur au 1er janvier 2006 rend possible le mariage entre allié-e-s - lien unissant une personne et l'enfant de son conjoint ou de sa conjointe.
Depuis le 1er janvier 2013, le droit du nom a subi d’importantes modifications.
Chacun-e des époux et épouses conserve son nom et les parents doivent choisir, lors de la procédure préparatoire, le nom que porteront leurs enfants. Il ne peut s’agir que du nom de célibataire de l’un ou de l’autre. Les fiancé-e-s peuvent être libéré-e-s de cette obligation dans des cas dûment motivés.
Les fiancé-e-s ont toutefois la possibilité de déclarer vouloir porter un nom de famille commun qui ne peut être que le nom de célibataire de l’un-e ou de l’autre.
En application de la Loi fédérale sur le droit international privé (LDIP), l’époux étranger ou l'épouse étrangère peut, à certaines conditions, demander que son nom soit régi par son droit national.
Le régime matrimonial est un ensemble de dispositions gérant et partageant les biens du couple. Le droit du mariage prévoit trois régimes matrimoniaux différents: la participation aux acquêts, la séparation de biens et la communauté de biens.
Le contrat de mariage peut être passé devant notaire avant ou après la célébration du mariage civil.
Un mariage valablement contracté à l’étranger est reconnu en Suisse s’il est conforme aux principes du droit suisse.
La demande de reconnaissance doit être remise à la représentation suisse (ambassade ou consulat) avec les documents relatifs au mariage.
La représentation suisse vérifie l’exactitude des documents, les légalise et les traduit, au besoin, dans une langue officielle de la Suisse (contre paiement d’un émolument). Les documents sont ensuite transmis à l’autorité cantonale de surveillance du canton d’origine, qui statue sur la reconnaissance. A Genève, il s’agit de la Direction cantonale de l’état civil.
L’autorité cantonale de surveillance statue sur la reconnaissance. Si les conditions sont remplies, elle ordonne la transcription dans les registres. Sur la base de cette décision, le mariage conclu à l’étranger peut ainsi être saisi dans le registre de l’état civil Infostar.