Les tombes cinéraires sont plus petites que les tombes de corps inhumés. Les cendres du défunt ou de la défunte peuvent également être déposées dans une case au columbarium, au jardin du souvenir ou encore reprises par la famille pour une autre destination.
La crémation est une méthode funéraire consistant à incinérer le corps d’un-e défunt-e. Les cendres du défunt sont alors mises dans une urne cinéraire.
Pour des renseignements pratiques sur la crémation, vous pouvez contacter le crématoire de Saint-Georges qui se charge des incinérations sur le canton de Genève.
Le pourcentage d'incinérations augmente constamment au cours du XXe siècle. Il passe de 3 à 30% de 1910 à 1949, pour atteindre environ 76% en 2008 pour les décès survenus sur le canton de Genève. Cette augmentation spectaculaire est aussi due au changement de politique de l’Eglise catholique: depuis le concile de Vatican II, au début des années 1960, l'Eglise autorise en effet à nouveau la crémation.
Cette pratique de la crémation existe en fait depuis la nuit des temps dans toutes les civilisations du monde.
A l’époque de la Révolution française, un mouvement crématiste prend naissance. L’idée reste en gestation jusqu’au dernier quart du XIXe siècle où l’incinération se développe vraiment en Europe.
On assiste alors à la construction des premiers crématoires, avec l’assentiment du Pape: Milan et Washington en 1876, Paris et Zurich en 1889, Bâle en 1898 et Genève en 1902. Par la suite, lorsque des Libres penseurs s'emparent de l'idée de la crémation, le Pape interdit cette pratique funéraire.