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Directives anticipées
Mise à jour: 06.09.2017

Directives anticipées

En établissant des directives anticipées, vous pouvez faire en sorte que votre volonté en matière de mesures thérapeutiques soit respectée, même si vous n’êtes plus en mesure de vous exprimer ou plus capable de discernement.

Toute personne, jeune ou âgée, peut se retrouver dans le coma, être victime d’un grave accident, d’une atteinte cérébrale ou d’un état confusionnel qui l’empêche d’exprimer un choix.

Les directives anticipées permettent d’envisager de telles situations. Il s’agit d’une manifestation de volonté par laquelle la personne consent ou s’oppose de manière anticipée à un traitement ou à des soins, dans une situation thérapeutique précise. Cette volonté est alors prise en considération en cas d’absence de discernement et d’incapacité à donner son consentement libre et éclairé.

Modification des directives

Ces directives peuvent bien entendu être modifiées en tout temps, en fonction de l’évolution de ses convictions ou de ses choix personnels. C’est vous qui en déterminez le contenu. Vous pouvez par exemple demander à bénéficier de mesures palliatives adéquates en cas de douleurs intenses, ou refuser toute mesure diagnostique ou thérapeutique à partir du moment où vous êtes mourant-e ou victime d’une atteinte cérébrale extrême.

Nomination d’un-e représentant-e thérapeutique

Vous pouvez également désigner un représentant thérapeutique qui prendra en votre nom les décisions de soins, si vous veniez à être privé de discernement.

Docupass: le dossier pour vos dispositions personnelles

ProSenectute et l’Organisation suisse des patients (OSP) vous permettent de constituer un dossier de dispositions personnelles, comprenant notamment les directives anticipées, le testament ou les dispositions en fin de vie. Plus d’infos sur Docupass sur le site web de Pro Senectute

Une pratique encouragée par la loi

La loi genevoise sur la santé veille maintenant à encourager la rédaction de telles directives, qui ne s’appliqueront toutefois que dans la situation thérapeutique que leur auteur aura envisagée (accident, traitement psychiatrique, par exemple).

Malgré ces facilités, une telle décision reste difficile à prendre, car elle oblige à envisager des sujets délicats, comme sa propre mort ou une maladie invalidante, sujets auxquels on n’a pas forcément envie de penser lorsque l’on est en bonne santé. L’adoption de directives anticipées ne doit jamais être imposée; elle doit intervenir de sa propre initiative.

 

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