

Pour beaucoup, l’acte fondateur de la Genève internationale est la création du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), initié par Henri Dunant. On est alors en 1863 et la première organisation non gouvernementale voit le jour à Genève.
Après les deux Guerres mondiales, la présence des organisations internationales à Genève se densifie, notamment sous l’égide des Nations Unies. Cet espace de dialogue attire les ONG, dont l'action se développe fortement à partir des années 80. Cette proximité illustre la volonté des ONG d’être actives auprès des institutions internationales dans leur domaine de compétences.
Les ONG prennent de plus en plus part à la gouvernance internationale. C’est particulièrement vrai dans le domaine de l’environnement. Elles participent à des conférences multilatérales et suivent l’application des traités. Elles sont également de plus en plus actives auprès des agences chargées des droits humains et à la Banque mondiale. Leur influence est donc significative, mais pas sans précédent.
Le Département fédéral des affaires étrangères définit une organisation non gouvernementale (ONG) en ces termes: «Une institution créée par un acte relevant du droit interne privé, poursuivant un but non lucratif d'utilité internationale». La Mission suisse auprès des Nations Unies à Genève recense actuellement à Genève plus de 250 organisations non gouvernementales qui bénéficient d’un statut consultatif auprès des Nations Unies. Selon des critères élargis, le Service du protocole de la République et canton de Genève en compte 600.
Derrière les définitions lissées, une grande hétérogénéité caractérise le monde des ONG. Elles diffèrent par leur taille, leurs domaines d’activités et leurs modes d’action.
Service des relations extérieures
