
La création d'une grande roseraie au parc La Grange, entre 1945 et 1946, par la Ville de Genève a été rendue possible notamment par l’engagement de nombreux soldats fraîchement démobilisés.
De nombreux éléments entourent les roses pour former un ensemble harmonieux de toute beauté:
Dès son ouverture, en juin 1946, les visiteurs et visiteuses n'ont cessé d'affluer pour admirer les parterres de roses multicolores.
Dans la roseraie, les massifs de rosiers se trouvent entièrement entourés de gazon, sans bordure. Cette réalisation, originale pour l’époque, permet de souligner avantageusement les teintes des fleurs sur un fond vert.
S'étendant sur plus de 12'000 m2, cette réalisation unique à la gloire de la rose rassemble plus de 12'000 pieds de rosiers, répartis en 200 variétés différentes qui fleurissent chaque été pour le plaisir d'un large public.
Par ailleurs, les multiples «cultivars» de roses sont tous nommément étiquetés.
Située à l'angle nord du parc où elle occupe une légère dépression de terrain, la roseraie est abritée des vents froids par le grand mur d'enceinte de la propriété. Le choix d'une orientation ouest et sud permet également d'offrir aux rosiers les meilleures conditions de végétation.
Conçus, dès l'origine, d'une manière très symétrique, les trois plans, à partir de la zone inférieure, sont reliés par deux escaliers de longueurs différentes. Ils augmentent ainsi l'effet de profondeur et la perspective dans l'axe de la pergola. Trois bassins ornent la terrasse centrale, qui est la plus vaste. Un grand bassin se trouve également dans la partie inférieure. Les murets de soutien des terrasses sont garnis de plantes de rocaille donnant une première floraison au début du printemps. La réalisation de ces divers plans a permis une répartition harmonieuse des différents groupes de rosiers.
Les roses du parc La Grange, comme l’ensemble des roseraies de la ville, sont entretenues au moyen de la lutte intégrée, par respect pour l’environnement et les usagers et usagères des parcs.