

Les Plans directeurs de quartiers (PDQ) expriment les intentions des autorités pour mettre en place de nouveaux projets sur un quartier ou une partie d’un quartier de la ville. Ces documents sont placés en consultation publique et sont soumis à l’approbation du Conseil municipal et du Conseil d’Etat. Une fois votés, ils possèdent une valeur contractuelle entre les deux parties. Ils ne sont toutefois pas contraignants pour les propriétaires.
Les communes peuvent utiliser cet instrument pour orienter le développement de leur territoire et planifier des équipements et infrastructures dont elles sont responsables, comme des écoles, des crèches, des canalisations, des routes. C’est le premier niveau de planification.
Quand le canton établit un Plan d’affectation - notamment un Plan localisé de quartier ou un Plan de site - ou qu’il délivre des autorisations de construire, il est alors tenu de respecter les engagements formulés dans les PDQ.
Les PDQ révèlent aux citoyens l’image de demain des principaux lieux de renouvellement urbain. Des fiches y sont jointes. Elles définissent les objectifs, les acteurs, l’agenda et le financement des projets de constructions, d’aménagements et d’équipements.
La base légale des PDQ est récente (loi sur les Plans directeurs localisés du 30 novembre 2002). En 2009, seuls deux Plans directeurs de quartier ont été approuvés par les autorités en Ville de Genève:
Les urbanistes n’ont toutefois pas attendu de disposer d’une base légale pour établir des documents nécessaires à une maîtrise du développement territorial. De nombreux quartiers se sont ainsi construits selon des principes établis par des études d’aménagement, des images directrices ou des schémas directeurs de quartier. C’est ce qui a permis de réaliser les quartiers des Tulipiers, le Bout du Monde, les Ouches ou encore le Foyer de Sécheron.
