Nicole travaillait à la poste. Après plusieurs années passés à s'occuper de ses quatre enfants, elle a recommencé à travailler en 2002, d'abord comme agente de la police municipale dans une autre commune, puis en Ville de Genève. Ce qu'elle aime dans ce travail? Etre dehors et au contact des gens. «Il y a aussi une grande part de hasard. On ne sait pas ce qui va se passer mais on doit être réactif rapidement. Je suis attirée par l’imprévu.»
André a toujours voulu être policier. Après un CFC de peintre en bâtiment, il a travaillé une année, puis il a suivi la formation d'agent de la police municipale. «Je connaissais deux ou trois policiers et en discutant avec eux, je me suis rendu compte que la police municipale me conviendrait mieux. » Il a terminé cette formation en 2002.
Nicole et André font partie des 80 agents de la Ville de Genève. Ils sont environ 25 présents sur le terrain en même temps, et la centrale d’engagement du boulevard Helvétique dispose d'une carte interactive qui montre à tout moment où se trouvent ces agents. Contrairement à la police cantonale, la police municipale n'est pas une police d'intervention mais une police de proximité.
Maillon essentiel de la sécurité en ville, la police municipale est répartie dans cinq postes de quartier. Elle a pour mission première de détecter les incivilités et de les résoudre en misant sur la prévention, sans oublier le volet répressif lorsqu’il s’avère nécessaire. «Cela a l'avantage que nous connaissons bien le secteur dans lequel nous sommes affectés» rappellent-ils. La diversité des collègues permet des approches très riches sous un même uniforme. «Mais nous sommes tous humains», sourient-ils.