
Mise à jour : 2 décembre 2011
Compte tenu de l’ouverture annoncée du chantier du CEVA, le Conseil administratif tient à rappeler les engagements pris par les CFF et l’Etat de Genève dans le cadre des conventions conclues en mars et novembre 2008 et sur lesquels la Ville de Genève attend encore des réponses et des actions concrètes.
Le Conseil administratif demande à ses partenaires de respecter les termes des conventions conclues en mars et novembre 2008, et tient à rappeler que ce sont les engagements pris par les CFF et l’Etat de Genève qui ont conduit la Ville de Genève à retirer son opposition au projet CEVA.
Pour la Ville de Genève, la dynamique générée par la réalisation du projet CEVA offre non seulement l’occasion de créer un véritable réseau ferroviaire régional, indispensable pour notre région, mais également un potentiel de développement de certains quartiers, notamment autour des gares des Eaux-Vives et de Champel. Pour ces raisons, la Ville de Genève soutient depuis le début ce projet majeur pour l’avenir de l’agglomération genevoise.
Or, l’Exécutif constate qu’il subsiste d’importants problèmes de coordination au sein du projet, qui est géré sans considérer suffisamment ses impacts sur l’environnement immédiat. Il en résulte que les projets à réaliser aux alentours le sont sans qu’une véritable volonté de coordination se manifeste de la part de la Direction du projet CEVA. Ceci pose des problèmes tant en termes de contenu qu’en termes techniques, financiers ou de planification, ce qui pourrait finalement péjorer la qualité des quartiers à développer dans ces secteurs.
Les principaux problèmes rencontrés concernent des questions liées aux installations de sécurité incendie et de protection des personnes qui, à ce stade, ne répondent toujours pas à la convention que la Ville de Genève a signée avec ses partenaires. Sur le site des Eaux-Vives subsistent des questions de planification et de coordination des projets d’aménagement entre eux. Le cas du site de Champel est quant à lui révélateur des difficultés rencontrées puisqu’aucun des termes de l’accord conventionnel n’a été pris en considération (conservation d’un espace agréable et important dans le périmètre du parc du plateau de Champel, réservation de parcours fluide pour les piétons). Enfin, le Conseil administratif est à ce jour opposé à tout abattage d’arbres sur les parcelles propriété du domaine public ou privé de la Ville de Genève, tant qu’une décision en force n’est pas rendue.
M. Pierre Maudet, Maire de Genève, en charge du Département de l’environnement urbain et de la sécurité. Tél. + 41 22 418 24 70
M. Rémy Pagani, Conseiller administratif, en charge du Département des constructions et de l’aménagement. Tél. + 41 22 418 20 20
