Ville de Genève

SITE OFFICIEL

 
Archives InterroGE - Question / réponse
Mise à jour: 14.09.2016

Archives InterroGE - Question / réponse

Retrouvez nos réponses archivées. Leur contenu pouvant devenir obsolète, nous vous rendons attentifs à la date de publication.

Quand et à quelle occasion ont été installées les quatre statues en bronze situées sur le Rond-Point de Plainpalais ?

Question répondue le 18.12.2014


Bonjour,

Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :

Les 4 sculptures en bronze situées sur le Rond-Point de Plainpalais à Genève sont l'œuvre de Gérald Ducimetière (1940-) http://www.sikart.ch/KuenstlerInnen.aspx?id=4000657&lng=fr et ont été installées à cet endroit au printemps 1982.

Le "Bulletin du ciment" http://data.rero.ch/01-1009765 de décembre 1986, qui est également disponible en ligne sur la plateforme "Retro Seals" http://retro.seals.ch/digbib/view?pid=bci-001:1986-1987:54-
55::229
, décrit les circonstances de création :

"Place du Rond-Point de Plainpalais. Pour y réaliser une oeuvre d'art la ville de Genève avait ouvert un concours en 1980.

[...] « Le thème est entièrement libre; l'œuvre doit manifester la présence de l'art ». C'est ainsi qu'étaient exprimées les intentions des autorités de la ville de Genève quand elles organisèrent un concours doté de fr. 50'000, ouvert aux artistes genevois.

[...] La Ville de Genève y voulut une oeuvre d'art et mit à disposition pour cela un crédit de fr. 200'000.-, en plus de celui qui devait récompenser les lauréats du concours. Un jury fut désigné, composé d'architectes et autres experts en matière d'art, parmi lesquels le zurichois Max Bill. Le maire et deux autres membres de l'autorité avaient voix consultatives, parmi lesquels le chef du Service des constructions, M. Claude Ketterer, qui présidait ce jury.

Les artistes n'avaient pas à proposer l'aménagement de la place qui était presque terminé quand on les consulta. On leur fixa un délai et une limite de coût. Les données étaient donc la place avec ses façades de 4 à 7 étages et sa nouvelle organisation du trafic, y compris les chaussées et arrêts de tram. Ceci leur était présenté sous forme de plans et d'une maquette sur lesquels ils devaient reporter leur travail.

A fin août 1980, à l'échéance du délai, 60 projets furent présentés à l'examen du jury. « Iraklion » de Maurice Ruche et « Alter-Ego » de Gerald Ducimetière reçurent ex aequo un premier prix de fr. 10'000 et 10 autres projets furent récompensés par fr. 3'000. Le maître de l'ouvrage décida ensuite de réaliser les œuvres des deux lauréats et libéra le crédit, en sorte que les travaux purent se faire en 1981 et 1982."

« Iraklion » correspond à la paire de colonnes en ciment dressées à côté des statues en bronze de Ducimetière et elles font l'objet de l'article cité du "Bulletin du ciment".

Les résultats officiels du Concours ont été publiés le 13 septembre 1980 en page 24 du "Journal de Genève" http://data.rero.ch/01-0062888. L'article est consultable en ligne http://bit.ly/1zxzjVQ sur le site des "Archives du Temps".

Les sculptures sont décrites à la dernière page du troisième "Sentiers culturels" http://data.rero.ch/01-R007491542 consacré à Plainpalais, proposant un plan avec des balades d’un musée à l’autre et édité par la Ville de Genève http://www.ville-geneve.ch/promenades/sentiers-culturels/ . Vous le trouverez également en ligne http://bit.ly/1zxALaJ :

"Gérald Ducimetière, alias John Aldus

« Alter ego 1905–1982–3000 » (1982)

"À l’origine de « Alter ego » de Gérald Ducimetière sont quatre silhouettes fixées sur des pellicules de photographies anciennes du rond-point de Plainpalais. Installées aux mêmes endroits que ces passants d’autrefois, quatre figures en bronze perpétuent aujourd’hui leurs poses et gestes, qui traversent ainsi le temps et nouent un lien inextricable avec le présent.

Ces sculptures, porteuses de plaisantes surprises, deviennent par leur faculté mimétique l’alter ego de tous les passants. Si dans chaque personnage on peut reconnaître un modèle – l’homme à la valise est moulé d’après Michel Butor – ils renvoient chacun d’entre nous à sa propre présence dans la scène de la vie quotidienne."

Le journal "Tout l'immobilier" http://journal-toutimmobilier.ch/article/209 nous apprend encore l'identité de deux autres personnages représentés aux cotés de Michel Butor :

"Les Genevois l'ignorent parfois (tempus irreparabile fugit), mais les trois personnages en bronze qui décorent le Rond-Pont de Plainpalais représentent respectivement André L'Huillier (assis sur un banc à côté du kiosque à journaux), Monique Barbier-Mueller (debout de l'autre côté des voies de tram, cherchant son porte-monnaie dans son sac) et Michel Butor (attendant le taxi, côté rue de Carouge). Les deux premiers sont d'éminents collectionneurs d'art et mécènes; le dernier est écrivain et professeur. Tous trois sont des amis du sculpteur, Gérald Ducimetière."

Et pour conclure la "Tribune de Genève" nous en dit un peu plus sur le quatrième personnage dans l'article "On a retrouvé la jolie femme du rond-point" http://journal.tdg.ch/geneve/actu/2008/06/18/retrouve-jolie
-femme-rond-point
de Thierry Mertenat paru le 18.06.2008 :

"Disparition de la jeune femme le 7 mars 2005 pour cause de réaménagement du Rond-Point. On vient de la retrouver, de l'autre côté de la plaine, au 10, de la rue François-Dussaud. La belle loge dans le dépôt des Monuments et fontaines, au sous-sol de la Voirie Ville de Genève. « Déposée » pour permettre l'avancée du chantier, elle a fait les frais d'un espace soudainement saturé. Pas question pour son créateur, le sculpteur Gérald Ducimetière, de la transformer en pièce rapportée dans ce mobilier urbain qui tient aujourd'hui du bric-à-brac, avec ce cabanon en bois planté au pied des grandes colonnes triangulées et ces inquiétants WC postmodernes qui donnent envie d'aller vider sa vessie contre les proches platanes. Intraitable, l'artiste a clairement fait savoir de sa résidence londonienne que l'emplacement adopté pour sa pièce faisait partie de l'oeuvre elle-même. C'est son droit, c'est sa propriété intellectuelle, même si la belle marcheuse est en quelque sorte tombée dans l'imaginaire collectif. Cela, Patrice Mugny, bien renseigné, le sait comme tout bon magistrat en charge de la culture. « Engager une procédure pour infléchir l'attitude du créateur aurait peu de chance d'aboutir », explique-t-il. Au Fonds municipal d'art contemporain, on dit la même chose."

Sachez encore que l'Espace médiathèque de la Bibliothèque d'art et d'archéologie (BAA) http://www.ville-geneve.ch/baa met à votre disposition la base de données "Artistes à Genève" http://data.rero.ch/01-1687444 qui vous permettra de trouver plus de renseignements sur cette œuvre ainsi que sur son créateur.

Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.

Cordialement,

La Bibliothèque de Genève http://www.ville-ge.ch/bge

pour Interroge http://www.interroge.ch

Partage

Partager cette page

Facebook Twitter LinkedIn Google+
Suggestions
La Ville est sur facebook

Découvrir d'autres pages du même chapitre :