
Il y a plus de 3000 ans, une ville se donne un destin. Au carrefour des grandes voies de communication reliant la Méditerranée au nord de l'Europe, Genève sera ville d'échanges d'idées et de biens.
Le nom de Genève, Genua en latin (puis plus tard Genava), apparaît pour la première fois en 58 av. J.-C. sous la plume de Jules César, dans le De Bello Gallico, ses commentaires de la Guerre des Gaules.
En 1387, l'évêque de Genève Adhémar Fabri accorde à ses concitoyens des franchises de la commune. Il leur donne ainsi le droit d'administrer leur ville et facilite le commerce en les autorisant à pratiquer le prêt à intérêt alors sévèrement condamné par l'Eglise.
Avant d'incarner un grand projet spirituel au XVIe siècle, Genève acquiert tôt dans l'histoire la renommée internationale de centre de commerce d'une certaine importance. Les foires qui se tiennent dans ses murs et qui atteignent leur apogée vers le milieu du XVIe siècle consacrent son rôle stratégique dans les circuits économiques. Parallèlement à l'essor des activités foraines se développe une importante activité bancaire.
Survient alors la Réforme: Jean Calvin est appelé à Genève pour en faire une cité vivant selon l'Evangile. Son génie fera la gloire de la ville en l'élevant au rang de Rome protestante. Appelé à se prononcer, en tant que législateur d'une théocratie, sur des questions d'ordre politique, économique ou administratif, Calvin étend son influence intellectuelle à tous les domaines.