
Que signifie la célébration de la fête nationale aujourd'hui dans une ville comme la nôtre, multiculturelle et internationale, mais aussi attachée aux traditions? Sur la base de cette interrogation, M. Rémy Pagani, maire de Genève, a souhaité une fête du 1er août 2012 ancrée dans la tradition et ouverte sur le monde.
Pour la première fois à Genève, on a pu assister à l’une des manifestations les plus typiques de notre pays: les combats de reines de la race d’Hérens. Du côté de l'ouverture sur le monde, les bluesmen touaregs du groupe Tinariwen ont rencontré le trompettiste de jazz Erik Truffaz pour un concert exclusif.
Souvent, les habitant-e-s des villes recherchent pour fêter le 1er août des lieux où les traditions helvétiques sont très vivantes. Mais toutes et tous n’ont pas l’opportunité de se déplacer dans des villages de montagne ou des contrées de la Suisse centrale. Aussi, le pari a été de faire venir une de ces traditions en ville.
Les éleveurs de la Fédération suisse d’élevage de la race d’Hérens ont été enthousiasmés par le projet et très honorés de l’invitation. Ils étaient présents pour expliquer le déroulement des luttes entre les vaches. A noter que les vaches ne sont pas «dressées» pour combattre. Les affrontements sont naturels et c’est la vache invaincue qui est proclamée «Reine».
Genève compte – selon le recensement de 2000 – 184 nationalités sur les 194 possibles. C’est aussi le siège européen de l’ONU et une ville multiculturelle. Pour signifier l’internationalité de notre ville et son cosmopolitisme, l’envie a été de faire entendre des sons d’ailleurs, mais qui soient aussi des sons d’aujourd’hui.
Le groupe Tinariwen, du Mali, fait la synthèse entre les musiques traditionnelles touareg et le blues et le rock, jouant autant avec des instruments africains que des guitares électriques. Pour la Fête du 1er août, une rencontre musicale avec le trompettiste de jazz Erik Truffaz a été organisée. Le concert réunissait donc des musiciens d’ailleurs avec une personnalité musicale régionale.
Ce concert était précédé de celui du groupe Professor Wouassa, un orchestre afro-beat, composé de musiciens de la région, issus pour la plupart du jazz. Une autre manière de mêler les cultures. Le groupe de jazz manouche «Les Désaccordés» a aussi fait danser le public.
A côté des combats de reines et des concerts, une cérémonie officielle, une célébration oecuménique et un feu de joie ont ponctué la journée. Durant tout l'après-midi, diverses activités étaient aussi proposées tant aux enfants qu’aux adultes: mur de grimpe, ludobus, manèges de Label Vie, tournois de pétanque, etc.
La Fête nationale représente également une opportunité unique pour Genève de créer des ponts avec les autres cantons de Suisse. En 2012, le maire de Genève a choisi la Ville de Nyon comme hôte d’honneur.
La fête nationale a coïncidé avec l'inauguration de la deuxième tranche des travaux de réaménagement de la plaine de Plainpalais. Le public a pu découvrir plusieurs nouveaux espaces à cette occasion:
Retrouvez les impressions de M. Rémy Pagani, maire de Genève, dans son carnet de mairie:
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