Département de la culture et du sport de la ville de Genève
Département de la Culture
numéro 34 Novembre 2015
SOMMAIRE Genève, Ville de culture et de sport

Le mot du magistrat
Décisions du Conseil municipal
Objectifs prioritaires du Département de la culture et du sport
En bref

Le mot du magistrat


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Désenchevêtrement, nouvelle répartition des tâches, transfert de compétences ou même «shopping list»… L’accord récemment conclu entre la Ville de Genève et le Canton de Genève en vue de l’application au domaine de la culture de la Loi sur la répartition des tâches (LRT), récemment votée par le Grand Conseil, a déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Je voudrais y revenir afin de clarifier certaines choses et réaffirmer que, s’il n’est pas parfait, cet accord est cependant un bon accord dans le contexte actuel.

Premièrement, il convient de rappeler que cette négociation s’est inscrite dans un cadre institutionnel et politique plus général, qui a été voulu par une très large majorité du Grand Conseil, concrétisant ainsi la décision du Conseil d’Etat de faire de la répartition des tâches entre Canton et communes une priorité de son programme législatif d’application de la nouvelle Constitution. De plus, la Ville se trouvait devant une contrainte temporelle, en l’occurrence de parvenir à un accord dans les délais permettant d’envoyer un signal positif aux députés ayant fait de cet accord un préalable nécessaire à leur entrée en matière pour le vote par le Grand Conseil de la participation cantonale à la construction de la Nouvelle Comédie et au fonctionnement du Grand Théâtre, conformément aux accords de 2013, découlant eux-mêmes de la Loi cantonale sur la culture.

Au vu de ces fortes contraintes, que la Ville n’a pas choisies, le temps nécessaire à une concertation élargie autour des principes de cet accord n’a pas été possible. Ceci étant, les modalités de mise en œuvre de cet accord, s’il devait se concrétiser par le biais d’une loi d’application (comme le prévoit la LRT), impliquent de larges champs pouvant, voire devant, faire l’objet d’une concertation, notamment avec le nouveau Conseil de la culture enfin nommé. Et la Ville choisira certainement de solliciter ce Conseil même s’il s’agit d’une instance cantonale.

Pour mémoire, la LRT et donc son application à des domaines spécifiques comme la culture n’ont pas pour objectif des économies sur les subventions, puisque les montants existants sont garantis au sens de la LRT. Evidemment, il est parfaitement légitime de ressentir une inquiétude dans les milieux concernés puisque l’annonce de cet accord intervient justement au moment où des coupes sont annoncées pour des raisons budgétaires, au niveau cantonal et peut-être même municipal.

L’accord trouvé permet donc avant tout d’apporter aux acteurs culturels une clarification des instances administratives auxquelles s’adresser, d’éviter les subventionnements croisés obligeant à des démarches doubles. Il favorise également une réelle responsabilisation des parlements, l’un ne pouvant se reposer sur le fait que l’autre donnera plus s’il se retire d’un projet, du soutien à une compagnie ou une institution.

Enfin, il s’agissait, pour la Ville de Genève, d’obtenir la reconnaissance du rôle des communes en général et du sien en particulier en matière culturelle. Ce qui est clairement le cas dans cet accord qui, d’ailleurs, va contribuer à renforcer la collaboration intercommunale sur plusieurs aspects essentiels de l’action culturelle à Genève. Parallèlement, il ancre le principe d’une «entrée en scène» du Canton dans plusieurs institutions majeures, selon des modalités qui restent à négocier, notamment pour le Grand Théâtre et la Bibliothèque de Genève. C’est d'ailleurs cet élément qui rend aussi essentiel le fait que les projets de loi actuellement en traitement au Grand Conseil concernant le Grand Théâtre et la Nouvelle Comédie puissent être votés.

Cet accord n’est certainement pas parfait. Mais il s’agit d’une étape importante dans un contexte tendu et peu propice à des solutions équilibrées et négociées. Je me réjouis donc que nous y soyons parvenus. En effet, le contexte plus large est objectivement inquiétant au vu des différentes attaques récentes contre le soutien culturel et contre différentes institutions culturelles. La culture n’est pas une cerise sur un gâteau qu’on partage, mais bien une denrée indispensable à notre qualité de vie et au lien social et une contribution essentielle au rayonnement de notre cité.

Sami Kanaan

 

    

© A. Bergot/Ville de Genève

Décisions du Conseil municipal


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Tour de chauffe pour le budget de la Ville

Jeudi 26 novembre, le Conseil municipal a accepté de renvoyer en commission, par 77 voix pour, la deuxième proposition de budget 2016 du Conseil administratif.

Le vote du budget aura donc bien lieu le 12 décembre prochain.

Pour en savoir plus: Budget de la Ville 

 

Pour une étape du Tour de France à Genève

Le 10 novembre dernier, la motion «Pour que Genève redevienne une ville étape du Tour de France»  a été acceptée par le Conseil municipal par 53 oui et 15 non.

Pour en savoir plus: M-1027 

 

Objectifs prioritaires du Département de la culture et du sport


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Pour ou contre MAH+, ce sera le 28 février

Dans son point presse du 28 octobre dernier, le Conseil d’Etat a annoncé avoir fixé au 28 février 2016 la votation communale en Ville de Genève sur le projet de restauration, agrandissement et équipement du Musée d'art et d'histoire approuvée par une large majorité du Conseil municipal de la Ville de Genève le 20 mai dernier.

Pour en savoir plus: projet MAH+ 

 

Big Data en débat

Alors que la Bibliothèque de Genève aborde la phase finale d'un important travail de numérisation de son catalogue, l'institution envisage déjà la suite et ouvre le débat sur l’interconnexion des données, à l'heure du numérique et du big data. Elle a donc convié le 12 novembre dernier des acteurs de ce changement afin d'évoquer les perspectives à priori illimitées, mais aussi les risques et enjeux du big data pour la culture. Cette réflexion sera suivie en 2016 par un cycle de conférences sur cette thématique.

Plus en savoir plus: Conférence Big Data

 

Quelle culture pour quelle ville?

La culture joue assurément un rôle important, voir central dans les villes. Pourtant, la culture n’est pas une et se décline dans de multiples formes et s’incarne dans des  dimensions variées. La soirée du 9 novembre dernier réunissant au Galpon les Conseillers d’Etat Anne Emery-Torracinta, en charge de la culture, et Antonio Hodgers, de l’aménagement, ainsi que les Conseillers administratifs Rémy Pagani, à l’aménagement, et Sami Kanaan, à la culture, a été l’occasion d’aborder la nécessaire coopération entre les collectivités publiques et les actrices et acteurs culturels, et ce dès l’amorce des projets de planifications urbaines, afin d’assurer à la culture dans toutes ses diversités, la place qui lui permette de se déployer ensuite de manière fluide.

En savoir plus: Soirée au Galpon 

 

Le nécessaire dialogue des villes et des universités

En mars 2015, l’Université et la Ville de Genève ont lancé une initiative internationale atypique associant les mondes académique et politique. Les 26 et 27 novembre s’est tenue la 2e session du réseau, rassemblant des représentants universitaires et des villes de Bâle, Barcelone, Beyrouth, Bruxelles, Dakar, Edimbourg, Londres, Montréal, Nantes, Paris, Pékin, Rome, Sao Paulo et Zürich. La réflexion a porté d’une part sur les problématiques de prévention de la marginalisation et des risques qui l’accompagnent, que ce soit la rupture sociale, la radicalisation ou la violence. Les villes doivent en effet faire face directement à ces problématiques par nature urbains. Mais elles ont aussi, en tant que collectivités publiques de proximité, une connaissance du terrain qui permet d’envisager d’autres solutions, notamment la prévention, que celles que peuvent envisager les nations. D’autre part, la réflexion a porté sur la manière dont universités et villes peuvent, dans leurs interactions, contribuer à la mise en place d’un cercle vertueux en matière de développement durable.

La rencontre a donné lieu à la mise en place d’une plate-forme électronique qui permettra la valorisation des travaux de réflexion et un échange de bonnes pratiques. Le réseau, qui reste présidé par l’Université et la Ville de Genève, devrait se déployer en 2016 dans une des autres villes membres, pour une troisième session orientée sur une autre problématique.

Pour en savoir plus: UniversCités

 

En bref


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Attribution nouvelles bourses écriture

A la demande de la Conseillère d’Etat Anne Emery-Torracinta et du Conseiller administratif Sami Kanaan, chargés respectivement de la culture pour le Canton et pour la Ville de Genève, deux nouvelles bourses pour la création en bande dessinée et en écritures numériques ont été créées en 2015. Elles traduisent la volonté des collectivités publiques d’adapter leurs aides à l'évolution du domaine du livre. Les deux premières bourses ont été attribuées aux artistes genevois Peggy Adam et Yannis La Macchia.

Pour en savoir plus: Bourses de la Ville de Genève  

 

L'exposition permanente du MEG primée par deux fois!

Le Musée d'ethnographie de Genève (MEG) a reçu deux prestigieux prix pour la scénographie de son exposition permanente: le Red Dot Award Communication Design 2015 à Berlin et le Prix d’innovation d’art multi-media de l’ICOM à Budapest. Une belle reconnaissance, un an après l’ouverture du musée.

Pour en savoir plus: le MEG primé 

 

Nocturnes MAH: une formule qui plaît!

Lors du dernier Alfterwork du MAH, le 26 novembre dernier, quelque 2200 personnes sont venues profiter des visites, des interventions musicales ou dansées… Rencontres culturelles et rencontres amicales se mêlent harmonieusement. Rendez-vous le 28 janvier prochain!

Pour en savoir plus: MAH

 

Plateforme interreligieuse de Genève

Organisée par la Plateforme interreligieuse de Genève, Sami Kanaan a participé au vernissage de cette exposition qui met en valeur, pour ses 20 ans, les textes et les photographies du calendrier interreligieux. Un outil qui permet de porter le diversité des cultures, des traditions et des fêtes, dans un esprit de rencontre, de dialogue, de respect, en promouvant ainsi l’ouverture de Genève sur le monde.

Pour en savoir plus: La Semaine suisse des religions 

 



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