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Mise à jour: 01.12.2017
 

Histoire et développement du quartier de Champel

Le quartier de Champel, maudit jusqu’au XVIIIème siècle, est ensuite devenu un quartier privilégié qui garde aujourd’hui une réputation bourgeoise.
© D. Baumann/Ville de Genève

Evolution du quartier: du gibet aux villas

Du Moyen-Age au début du XVIIIème siècle, la région reste sauvage. Seules quelques fermes forment un hameau au Bout-du-Monde. Le territoire est utilisé pour les vignes et pour faire paître le bétail.

Le quartier a surtout une réputation sinistre. C’est là en effet qu’on exécute les condamné-e-s. Des anecdotes et une stèle commémorative témoignent de ce passé maudit.

Dès la fin du XVIIIème siècle, de riches familles s’installent à Champel dans de jolies villas entourées de verdure. Champel devient un quartier chic. L’actuel quartier de Champel est toujours considéré comme étant bourgeois, même si les HLM et les avenues rectilignes ont remplacé certaines villas depuis les années 1960.

Que signifie «Champel»?

L’origine du nom «Champel» remonte au XVème siècle. Il vient sans doute du bas latin «campellum» qui signifie petit champ. Mais son origine n’est pas certaine et d’autres hypothèses existent. Champel pourrait venir de:

  • «Champey», qui désigne un droit féodal de pacage;
  • «Champeau», abréviation de pré haut;
  • «Champer», qui signifie jeter du bois sur le bûcher.

Certains pensent même qu’il s’agit d’une déformation de Saint-Paul. Au XIVe siècle, la colline se nomme «Tattes de Saint-Paul» car elle abrite une chapelle de ce nom.

Quelques événements marquants

En 1553, le médecin et philosophe espagnol Michel Servet est brûlé à Champel. Il est accusé d’hérésie, c’est-à-dire de soutenir une doctrine contraire à la religion officielle. En 1903, on édifie un monument à la rue Beau-Séjour en son souvenir et pour condamner ce qui est considéré comme une erreur de Calvin. Cette stèle de la repentance fait partie des curiosités du quartier.

Alfred Bertrand, connu pour être un voyageur, décide de léguer son domaine familial à la Ville pour en faire un parc public. En 1933, son épouse ouvre une partie du domaine aux Genevois-e-s. Le reste est cédé à sa mort en 1941. Le parc Bertrand devient alors un îlot de verdure accessible à toutes et tous.

 

 

Sources:

  • Laurent Mutti, Champel, vous connaissez? Genève, 2000. Plaquette éditée par l’Association des intérêts de Champel pour la 60ème assemblée générale. Consultation possible au Musée du Vieux Plainpalais ou à la Bibliothèque de Genève (BGE).
  • Christian Vellas, Genève insolite et secrète, Tours: Jonglez, 2010.
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Par la photographe Carole Parodi

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