Ville de Genève

SITE OFFICIEL

Mise à jour: 23.04.2018
 

Histoire et développement du quartier Acacias Bâtie

Le quartier Acacias Bâtie, qui recouvre principalement une plaine fréquemment soumise aux inondations, est mis en valeur dès le Moyen Age, puis surtout au XXe siècle.
© JJK photo/Ville de Genève

Evolution du quartier: des prés aux industries

Une zone d'abord isolée

Les secteurs des Acacias et de la Praille dépendent au Moyen Age de la seigneurie de Lancy puis de celle de la Bâtie-Meillé dès 1317. Seuls les Vernets appartiennent à Genève. La zone est isolée: il faut près d’une heure de marche pour atteindre les fortifications de la ville et un seul pont permet de franchir l’Arve. La Drize et l’Aire débordent souvent. Des travaux d’assainissement permettent dès le Moyen Age de développer des activités maraîchères du côté de l’Arve et d’élevage vers la Praille.

Echanges avec la ville

La Savoie et Genève se disputent la rive gauche de l'Arve. Elle est finalement attribuée à Genève au début du XIXe siècle. Ce siècle voit le secteur se développer. Les échanges avec la ville se multiplient. Le sentier des Acacias devient une route en 1878, le tram traverse l’Arve dès 1889 et plusieurs ponts sont construits sur ce cours d’eau.

Grands aménagements

Au tournant du XXe siècle, on projette de grands aménagements à la Praille, notamment la construction d’une gare marchande. Un projet de liaison ferroviaire Cornavin-Eaux-Vives, ancêtre du CEVA, amène le canton et les CFF à acheter les terrains de la zone Praille-Acacias-Vernets. De gros travaux d’infrastructure commencent alors, comme la canalisation de la Drize et de l'Aire ou la construction de la Route des Jeunes, sur lesquels on raconte plusieurs anecdotes.

Naissance de la zone industrielle

La construction du chemin de fer attire les entreprises dans le quartier des Acacias. En 1950, le canton rachète aux CFF l’entier des terrains de la zone, sauf ceux de la gare, et décide d’en faire une zone industrielle (ZI). Les entreprises peuvent louer les parcelles pour 90 ans, sous le régime du droit de superficie. La ZI connaît un succès rapide: en 2 ans, 21 entreprises s’installent au sud de la zone et 21 au nord. Avant les années 1960, la zone est pratiquement vierge de constructions. Les industries qui s’y installent peuvent donc laisser libre cours à leur imagination et tester des innovations architecturales.

Un avenir dynamique pour le jeune quartier des Acacias

Au début du XXIe siècle, le quartier des Acacias est encore jeune. Avec le grand projet d'aménagement de la zone Praille-Acacias-Vernets (PAV), il n'a pas fini de se développer!

La Queue d'Arve: un "village" dans les marécages

Au XIXe siècle, la zone sur laquelle est désormais érigé le centre sportif de la Queue d'Arve, est un vaste marécage. Poussés par la crise économique, des chômeurs, des forains ou encore des gens du voyage s'y installent dans des roulottes ou des baraquements de fortune. Des jardins potagers, des lapins et des chèvres apportent une note champêtre à ce "village" qui possède même sa propre chapelle. Dans les années 1930, on projette de construire à cet emplacement un port fluvial desservant Genève, qui ne verra jamais le jour. Les fréquentes inondations du secteur  prennent fin en 1935 avec l'endiguement de l'Aire, affluent de l'Arve.

Le Bois-de-la-Bâtie: une promenade publique pour l'éternité

De tout temps, le Bois-de-la-Bâtie a été considéré comme un espace public. Mais ce n'est qu'en 1868 que des notables genevois, les frères Turrettini, rachètent les différentes parcelles et les offrent à la Ville de Genève, à la condition que ce lieu reste une promenade publique «pour l'éternité». Sa forêt naturelle de chênes et de charmes est considérée comme exceptionnelle dans la région et gérée avec le plus grand soin par le Service des espaces verts (SEVE). Depuis 1982, un parc animalier y est mis en valeur, afin de familiariser les jeunes populations urbaines à la faune indigène. Les anciennes races helvétiques d’animaux en voie de disparition qu’il abrite font partie des curiosités du quartier.

Que signifient «les Acacias» et la « Bâtie »?

Le mot «Acacia» désigne un genre d’arbres de la même famille que les mimosas. Mais les arbres qui ont donné leur nom au quartier sont improprement appelés acacias. Il s’agit en fait de robiniers, une essence originaire d’Amérique du Nord. Ces arbres ont été acclimatés en Europe autour du XVIe-XVIIe siècle. Le quartier s’appelle Acacias du nom du hameau qui se situait jadis à la place de l’actuel carrefour de l’Etoile.

Le nom du Bois-de-la-Bâtie vient de celui d’un fort, le Bastie-Mellié, construit en 1318 et tombé en ruine au XVIe siècle.

Travaux gigantesques: quelques dates

La rive gauche de l’Arve a connu de grands travaux d’infrastructure avant de devenir une zone industrielle. Le but était d’attirer les entreprises qui utiliseraient le rail comme moyen de transport pour leurs marchandises:

  • Dès 1919: achat des terrains par le canton et les CFF;
  • 1935: début des travaux de canalisation de la Drize et de l’Aire;
  • 1960: achèvement de la gare marchande de la Praille; 
  • Dès la fin des années 2010: des travaux d'importance sont prévus sur le périmètre Praille-Acacias-Vernet (PAV).

Sources: 

  • Bénédict Frommel et Enis Arikok, Secteur Praille-Acacias-Vernets. Etude historique et patrimoniale, Genève: Service des monuments et des sites, 2006
  • Ville de Genève, sous la direction de Rafael Matos-Wasem, Genève à pied. 10 parcours à thèmes, Genève : Ed. Slatkine, 2008
Partage

Partager cette page

Facebook Twitter LinkedIn Google+

Avis et suggestions

En images

Image illustrant le quartier des Acacias 

Regard singulier
Par le photographe Aurélien Bergot

Voir la galerie

Publications

Près de chez vous
Brochure sur les quartiers Acacias Bâtie et Plainpalais Jonction

Voir la publication

Suggestions
La Ville est sur facebook

Découvrir d'autres pages du même chapitre :