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Mise à jour: 11.11.2014
 

Histoire

La création de la plaine de Plainpalais résulte d’une longue lutte avec l’Arve. Elle a accueilli un couvent de Dominicains puis été dégagée pour voir l’ennemi arriver. En 1896, elle accueille l’exposition nationale. En 2014, elle prendra un nouveau départ.
© Centre d'iconographie genevoise

Le nom de Plainpalais dériverait de mots latins signifiant «plaine marécageuse» ou alors de «palis», pour «pieu», à cause des piquets que l’on plantait dans l’Arve pour en contenir le courant. Vers l’an mil, presque tout l’espace compris entre la colline de la ville et la terrasse d’alluvions du bois de la Bâtie était recouvert par le delta de l’Arve. Peu à peu, grâce à des digues, les Genevois-e-s vont repousser le lit de l’Arve loin de la ville. Le premier terrain conquis sur la rivière constituera les grands Communs

Un espace public depuis le Moyen âge

Du 13e siècle au début du 16e siècle, la plaine est un lieu de fêtes où l’on reçoit des personnalités importantes. Se forment alors les faubourgs de la Corraterie et de Palais. Ceux-ci vont acquérir une réelle importance après la fondation d’un couvent dominicain. Les Dominicains construisent des digues, mais ces travaux n’empêchent pas les grandes inondations de l’Arve. Durant des centaines d’années, et jusqu’au 19e siècle encore, Plainpalais subira des débordements de l’Arve.

Un lieu consacré au tir et aux revues militaires

En 1534, on décide de supprimer intégralement ces faubourgs qui nuisent à la sécurité de la Cité. Le Conseil genevois ordonne de dégager tout ce qui pourrait obstruer la vue et favoriser les entreprises de l’ennemi. Après la proclamation de la Réforme en 1535, Plainpalais devient, pour un temps, une vaste plaine découverte.

Les limites de la plaine se précisent avec la création de la porte de Neuve (1564-1565) et le déplacement du premier pont sur l’Arve (1595) au lieu actuel du pont des Acacias. De la Réforme à la Révolution fazyste (1847), la plaine accueille des exercices de tirs, des revues militaires et des festivités solennelles. Des foires bisannuelles y ont lieu de 1534 jusqu’en 1775.

La création du Mail, du nom d’un ancien jeu de boules  

En 1637, le gouvernement autorise le duc de Rohan à faire installer un jeu de mail – sorte de croquet. Celui-ci implique la création d’une allée continue d’arbres. L'aménagement de cette allée, le long de l’actuelle avenue du Mail, constitue un jalon important dans l'histoire de la plaine.

Au milieu du 17e siècle, l’espace de la plaine est considérablement diminué: les surfaces proches de l’Arve sont données aux bourgeois en échange des terrains situés à proximité des fortifications. Ces parcelles sont requises pour l’édification de nouveaux bastions sur le front sud de la ville, ainsi que pour les chemins couverts ou les issues secrètes.

Le démantèlement des fortifications consécutif à la révolution fazyste aura pour incidence l’aménagement vers 1850 du boulevard Saint-Georges. L’espace acquiert à ce moment sa forme caractéristique de vaste losange bordé d’arbres.  Les secteurs limitrophes de la plaine sont urbanisés. Désormais, le développement urbain fait la part belle aux ouvertures sur l’horizon, comme en atteste aussi le développement de larges quais piétonniers sur la Rade.

Un espace pour d’immenses rassemblements populaires

Jusqu’aux années 1950, la plaine accueille des réjouissances officielles et des manifestations solennelles. La création de la commune de Plainpalais va conférer à cet espace public un statut de point de référence. En  1848, l’avènement de l’Etat fédéral démocratique moderne élargit le champ des manifestations officielles aux fêtes nationales du 1er août, qui donnent lieu à d’immenses rassemblements populaires.

Les fêtes fédérales de gymnastiques (1852, 1867, 1891, 1925) ou le tir fédéral (1887) se déroulent sur la plaine. L’exposition nationale de 1896 constitue la manifestation patriotique et économique la plus importante de l’histoire de la plaine de Plainpalais. Cette première exposition d’aussi grande envergure en Suisse rencontre un succès considérable.

Du Salon de l’automobile à une plaine pour la mobilité douce

Les premières éditions du Salon de l’automobile ont eu lieu dans le Palais électoral avec des prolongements sur la plaine. Dès 1926, le Salon prend place dans le Palais des expositions de Plainpalais. On pouvait voir sur la plaine des installations tubulaires portant la publicité de marques automobiles. Avec l’aménagement en cours de la plaine, cet espace est désormais définitivement rendu aux piétons et aux cyclistes

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