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Mise à jour: 08.12.2015
 

Paroles du Cé qu'è lainô

Hymne de la République et Canton de Genève, le Cé qu’è lainô raconte l’histoire de l’Escalade. Découvrez les paroles des principales strophes de ce chant populaire, entonné durant les fêtes de l’Escalade et lors de différentes manifestations genevoises.
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Au premier plan, joueur de hautbois qui regarde une partition. Au fond, illumination dans la nuit.
© P. Lopreno / Ville de Genève

Composé vers 1603 par un auteur inconnu, le «Cé qu’è lainô» est rédigé en arpitan genevois et constitue l’une des rares traces encore usuelles de ce patois. Signifiant «celui qui est en haut», il raconte l’histoire de l’Escalade et de la victoire des Genevois-e-s contre les troupes du Duc de Savoie en 1602.

Les strophes 1, 2, 4 et 68 de cette chanson populaire sont devenues l’hymne de la République et Canton de Genève. Elles sont chantées durant les cérémonies qui commémorent l’Escalade ou la prestation du Conseil d’Etat. Elles sont également entonnées par le public genevois avant chaque match du Genève Servette Hockey Club (GSHC).

Paroles des principales strophes en arpitan

Cé qu'è lainô, le Maitre dé bataille,
Que se moqué et se ri dé canaille,
À bin fai vi, pè on desande nai
Qu'il étivé patron dé Genevouai.

I son vegnu le doze de dessanbro,
Pè onna nai asse naire que d'ancro;
Y étivé l' an mil si san et dou,
Qu' i veniron par là ou pou trè tou.

Petis et grans, ossis an sevegnance,
Pè on matin d' onna bella demanze,
Et pè on zeur qu' y fassive bin frai,
Sans le bon Di, nos étivon to prai!

Dedian sa man il y tin la victoire,
À lui solet en démure la gloire.
À to zamai son Sain Non sai begni!
Amen, amen, ainsi, ainsi soit-y!

Traduction française des principales strophes

Celui qui est en haut, le Maître des batailles,
Qui se moque et se rit des canailles
A bien fait voir, par une nuit de samedi,
Qu'il était patron des Genevois.

Ils sont venus le douze de décembre,
Par une nuit aussi noire que d'encre;
C'était l'an mil six cent et deux,
Qu'ils vinrent par là un peu trop tôt.

Petits et grands, ayez en souvenance
Par un matin d'un beau dimanche,
Et par un jour où il faisait bien froid,
Sans le bon Dieu, nous étions tous pris!

Dedans sa main il tient la victoire,
À lui seul en demeure la gloire.
À tout jamais son Saint Nom soit béni,
Amen, amen, ainsi, ainsi soit-il!

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