
La tâche première de la Police municipale, dont les agent-e-s ne sont pas équipés d’armes à feu, est d’assurer une mission de prévention, qui passe par une présence accrue dans les rues et parcs de la Ville, afin de désamorcer les problèmes en amont, avant qu’ils ne dégénèrent.
Depuis 2007, la Police municipale de la Ville de Genève a connu une profonde mutation, visant à la transformer en véritable police de proximité, au contact de la population et bien implantée dans les quartiers.
Le pas le plus important a été franchi en février 2009 avec l’adoption par le Grand Conseil, notamment sous mon impulsion, de la nouvelle Loi sur les agents de la Police municipale, qui élargit ses compétences et consacre le concept de police de proximité.
Début 2010, les agents de la Police municipale (APM) ont ainsi succédé aux agents de sécurité municipaux (ASM), dont les compétences étaient très restreintes en matière de sécurité. Les APM ont également revêtu un nouvel uniforme et entamé une nouvelle formation, identique pour toutes les communes genevoises.
A l’aube de la législature 2011 – 2015, nous sommes à mi-chemin du parcours visant à doter la Ville d’une véritable police de proximité, composée d’effectifs suffisants et implantée de manière équilibrée dans les quartiers.
En clair: il s’agit de passer d’un effectif actuel d’environ 100 agent-e-s de Police municipale à environ 150 à l’horizon 2013, tout en ouvrant un 6e poste, à cheval entre les quartiers de Champel et de l’Hôpital/Roseraie. A l’horizon 2015, la Ville de Genève devrait pouvoir atteindre le ratio d’un agent-e pour 1'000 habitant-e-s et un poste de quartier pour 25'000 habitant-e-s.
Cette nouvelle implantation permettra à terme de couvrir de manière uniforme le territoire de la Ville, avec 4 postes sur la rive gauche et 3 sur la rive droite. Afin d’ouvrir un niveau de sécurité égal pour toutes et tous.
