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Le mot du magistrat
Rémy Pagani
Rémy Pagani, Conseiller administratif
© D. Jordan / Ville de Genève
Mise à jour: 03.08.2015

Le mot du magistrat

La ville comme lieu de vie pour toutes et tous.

Aujourd’hui, plus de 55% de la population mondiale vit en milieu urbain et cette tendance se renforce. C’est en effet dans les villes que se crée l’essentiel de la richesse; la plupart des cités sont organisées en fonction de cette donnée. Un des résultats négatifs de cette organisation, c’est la ségrégation et l’uniformisation.

Dans toutes les villes, le centre marchand accueille les mêmes grandes enseignes: la Bahnhofstrasse ressemble à la rue du Rhône qui ressemble la 5e avenue de New York, etc. Les anciens quartiers populaires et ouvriers se transforment, chassant leurs habitants à la périphérie.

Ainsi la ville perd sa valeur d’usage, de lieu de rencontres et de mélange de populations, elle devient simple lieu de profit. On marchandise l’espace public ou semi-public. Petit à petit, on accepte même cet état de fait, on l’intègre et on ne s’étonne plus de n’avoir plus accès à certains lieux ou espaces.

Genève échappe encore en grande partie à cette logique: elle conserve des quartiers populaires dans son centre, comme les Pâquis ou la Jonction; elle dispose d’espaces publics libres d’accès où l’on peut s’asseoir sans consommer, telles la plaine de Plainpalais, la plateforme devant le pont de la Machine, la place Simon-Goulart; elle met à disposition de la population des lieux de rencontres et d’activités, où les parent-e-s, les jeunes, les aîné-e-s peuvent trouver des prestations gratuites. Confronté-e à son pouvoir d’achat qui baisse, chacun-e doit pouvoir continuer à habiter la ville sans avoir le sentiment d’en être exclu-e. Ainsi la nécessité d’organiser la cité ne devrait pas court-circuiter le hasard des rencontres, la découverte, l’échange, la part de créativité qui est en nous.

Un espace public et des infrastructures de qualité

Comme autorités municipales, nous nous devons de défendre les intérêts de la majorité des habitant-e-s, et veiller à ce qu’une partie des richesses produites en ville soit perçue par des recettes fiscales pour les réorienter du côté du service public, pour construire les équipements sportifs et culturels, les crèches, les écoles, les logements et aménager les lieux publics dont a besoin la population.

Il m’apparait de la plus grande importance de poursuivre avec détermination la défense et la diversité de nos quartiers, le droit au logement, la qualité de la vie en ville, le respect des différences. Si la ville doit rester un lieu qui prend en considération les possibilités de vivre dans l’anonymat pour qui le veut, elle doit aussi et surtout favoriser la construction du lien social, d’un lieu où la vie associative a droit de cité, d’un espace que chacun et chacune peut réellement investir.

Rémy Pagani

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