Ville de Genève

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Mise à jour : 20 décembre 2011

Thème : Mobilité 

Stratégie de piétonisation: le Conseil administratif fait le point

Dans un contexte de diminution du taux de motorisation en ville, d’une augmentation conséquente des parts modales de mobilité douce, mais également de l’obligation de prendre en compte les objectifs fixés par les ordonnances fédérales sur la protection de l’air et contre le bruit, la Ville de Genève développe depuis plusieurs années une politique d’amélioration de l’espace public visant à une meilleure répartition entre les différents usagers. Le développement de zones piétonnes et de zones de rencontre participe à cette réorganisation.

Si le principe d’une piétonisation du centre-ville et de certains quartiers est admis, une stratégie de mise en œuvre cohérente en Ville de Genève devait être établie.

En novembre 2009, le Conseil administratif validait un projet de stratégie de piétonisation orienté sur trois quartiers distincts et basé sur la convivialité, la proximité et la sécurité concernant:

  • le quartier des Pâquis;
  • le quartier de Saint-Gervais;
  • le quartier de Rive et les Rues-Basses.

Il semblait probable que l’extension de la zone piétonne du centre-ville rive gauche fasse l’objet d’une opposition marquée de la part des milieux commerçants ainsi que de ceux favorables à l’automobile si aucune relocalisation du stationnement supprimé par les aménagements n'était envisagée. De plus, il a été constaté qu'à l’instar de Zürich, Strasbourg ou Lyon, la plupart des villes qui ont créé de nouvelles zones piétonnes l’ont fait par le biais de parkings de substitution, relocalisant en ouvrage les places de stationnement éliminées de la surface. 

Face à ces oppositions, la Délégation du Conseil administratif à l'aménagement, convaincue de la nécessité de poursuivre le processus de développement de zones piétonnes, a souhaité prolonger ses réflexions dans le but de rechercher des solutions alternatives permettant la réalisation de zones piétonnes. 

Ainsi, lors de projets d’aménagement, le principe de compensation des places de stationnement supprimées a été admis selon les règles suivantes:

  • le rayon des périmètres de compensation autour des zones rendues aux piétons peut, en principe, s’étendre jusqu’à 500 mètres, sur la même rive;
  • le ratio de compensation en ouvrage des places de stationnement supprimées en surface est fixé à 0,8 au maximum.

La compensation doit pouvoir s’effectuer dans des parkings existants comportant des places vacantes, ou en rendant vacantes des places occupées par des pendulaires au profit de places habitants et visiteurs.

C’est sur cette base que des études ont été menées consistant notamment à déterminer les possibilités de compensation en ouvrage dans les parkings de la Gérance immobilière municipale (GIM), mais aussi dans ceux d’autres entités publiques ou parapubliques, des places de stationnement qui seraient amenées à être supprimées en surface. 

Partant, il est ainsi possible de mettre en œuvre la politique de piétonisation selon une logique sectorielle. A titre d’exemple, dans le quartier des Pâquis, dans l'hypothèse d'une compensation à 80% du nombre de places supprimées, les parkings de la GIM offrent suffisamment de disponibilités pour absorber les places de stationnement impactées par la piétonisation.

La prise en compte de la problématique du stationnement dans le secteur de Rive implique de reconsidérer le projet du parking du Pré-l'Evêque qui prévoyait la réalisation de 250 places de parc en ouvrage pour les habitants. En raison des coûts de constructions particulièrement élevés de ce parking, dus aux contraintes géotechniques du lieu, la Fondation des parkings ne prendra pas en charge l’intégralité des coûts de réalisation. Dans ces conditions, le Conseil administratif a décidé l’abandon du projet, précisant toutefois, afin de répondre aux besoins en stationnement des habitants, que ces places pourraient être, le cas échéant, intégrées dans le projet du parking des Clés-de-Rive.

Contact

M. Pierre Maudet, Maire de Genève, en charge du Département de l’environnement urbain et de la sécurité. Tél. 022 418 24 70

M. Rémy Pagani, Conseiller administratif, en charge du Département des constructions et de l’aménagement. Tél. 022 418 20 20

M. Sami Kanaan, Conseiller administratif en charge du Département de la culture et du sport. Tél. 022 418 29 03

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